L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) frappe certains équipements des secteurs de l’énergie, des télécommunications et du transport ferroviaire. Contrairement à la CFE, elle ne dépend pas de la valeur locative : son montant est forfaitaire, fixé par unité d’équipement ou de puissance installée.
Un investisseur ou un opérateur étranger qui exploite un parc éolien, solaire ou un réseau en France est directement concerné. Voici les équipements visés, le redevable, le calendrier et les erreurs à éviter.
Les équipements visés
| Secteur | Équipements taxés |
|---|---|
| Production d’électricité | Éoliennes, installations hydrauliques, centrales photovoltaïques, centrales thermiques et nucléaires, au-delà de certains seuils de puissance |
| Réseaux électriques | Transformateurs et postes de transformation |
| Télécommunications | Stations radioélectriques et certains équipements du réseau téléphonique |
| Gaz | Canalisations, stations de compression, installations de stockage |
| Ferroviaire | Certains matériels roulants circulant sur le réseau national |
Qui en est redevable ?
L’IFER est due par l’exploitant de l’équipement au 1er janvier de l’année d’imposition, et non nécessairement par son propriétaire. Un investisseur ou un opérateur étranger qui exploite un parc éolien ou solaire en France est donc directement concerné, généralement via une société de projet locale.
IFER et CFE : deux logiques différentes
L’IFER n’exclut pas la CFE : un exploitant peut devoir les deux, chacune selon sa propre base.
À retenir sur la déclaration
L’IFER se déclare chaque année, au printemps, avec les éléments de la CFE. Toute mise en service, modification de puissance ou cession d’équipement doit être reflétée dans la déclaration suivante.
Les erreurs rencontrées
- une puissance déclarée qui ne correspond pas à la puissance réellement installée ;
- un équipement mis en service en cours d’année oublié l’année suivante ;
- un changement d’exploitant non signalé après une cession ;
- des tarifs non actualisés, alors qu’ils sont revalorisés régulièrement.
Ces erreurs coûtent cher dans les deux sens : un oubli expose à un rappel, une surdéclaration conduit à payer plus que nécessaire. Un recensement annuel rigoureux, rapproché des données techniques de l’exploitation, est la meilleure parade.
Cas d’un investisseur étranger
Lorsqu’un groupe étranger finance un projet énergétique en France, la structure locale est souvent la société de projet. C’est elle qui exploite l’installation, dépose la déclaration d’IFER et supporte l’imposition. Il faut donc articuler les obligations de cette société avec celles du groupe, notamment en matière de TVA : l’immatriculation TVA en France d’une société étrangère peut être nécessaire en parallèle.
Intégrer l’IFER dans le suivi d’un projet
L’IFER est une charge récurrente qui pèse sur la rentabilité d’une installation. Elle doit être anticipée dès la phase de modélisation financière, puis suivie chaque année à mesure que les équipements évoluent.
Pour éviter les mauvaises surprises, trois réflexes s’imposent : tenir un registre des équipements avec leur date de mise en service et leur puissance, vérifier chaque année les tarifs applicables dans la loi de finances, et rapprocher l’avis d’imposition de ce registre.
- un registre à jour facilite toute réponse à l’administration ;
- les tarifs étant revalorisés, le budget doit être actualisé ;
- un écart entre avis et registre justifie une réclamation dans les délais.
Comment Hanoutax peut vous aider
Hanoutax recense vos équipements imposables, vérifie les puissances et catégories retenues, dépose les déclarations annuelles et contrôle vos avis d’imposition. Le cabinet intervient aussi comme mandataire fiscal en France pour les sociétés étrangères (déclaration TVA de société européenne, immatriculation). Hanoutax est mandataire fiscal et non représentant fiscal : voir représentant fiscal TVA en France.
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Questions fréquentes
L’IFER dépend-elle de la valeur locative ?
Non, elle est forfaitaire, fixée par unité d’équipement ou de puissance installée.
Qui paie l’IFER, le propriétaire ou l’exploitant ?
L’exploitant de l’équipement au 1er janvier de l’année d’imposition, pas nécessairement le propriétaire.
Quand déclarer l’IFER ?
Chaque année, au printemps, avec les éléments de la CFE.
Une société étrangère peut-elle être redevable ?
Oui, si elle exploite en France un équipement visé, généralement via une société de projet locale.
Que faire après la cession d’un équipement ?
Signaler le changement d’exploitant et refléter la cession dans la déclaration suivante.
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Contenu informatif ne constituant pas une consultation juridique. Les règles applicables dépendent de votre situation.






